Qu'est ce que la Slow Fashion ?

Publié le 29/09/2021

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Tendance qui s’affirme de plus en plus depuis quelques années, la slow fashion, aussi connue sous l’appellation « slow ware », s’oppose clairement à la mode traditionnelle, celle de la surconsommation que l’on appelle « fast fashion ».

Mais que souhaite ce mouvement ? Quel est son objectif ? Comment adhérer à cette tendance concrètement ?

Comprendre la slow fashion

La slow fashion s’adresses aux femmes et aux hommes qui consomment régulièrement des produits textiles et des produits issus du secteur de la mode. C’est ici un style de consommation responsable qui repose sur le souhait de respecter le temps de production d’un produit. On cherche indéniablement à mettre l’accent sur la qualité et non sur la quantité.

Avec la slow fashion, on peut désormais lutter contre la confection à grande intensité. Pourquoi ce mouvement connaît un succès croissant ? Tandis que nous vivons dans une société où tout va vite, dans une société qui consomme toujours davantage, il est important de s’interroger sur la pertinence d’un nouveau produit. Apporte-t-il toujours du plaisir ?  

Tandis que les maisons de haute couture produisent jusqu’à 10 collections par an, la tendance de la slow fashion en proposent uniquement 2. On parle ici d’obsolescence vestimentaire qui vaut ainsi bien pour les vêtements (jeans, pantalons, robes, t-shirts, jupes, chemises, sous-vêtements), mais aussi pour les accessoires (sacs à main, foulards, portefeuilles, bonnets, etc.).

On invite ici à une certaine modération dans notre comportement vis-à-vis de l’univers textile. On repense les comportements d’achat et, au lieu d’acheter, de changer, de jeter et de renouveler sans cesse nos vêtements, on fait davantage attention à ce que le vêtement recherché nous plaise vraiment, on s’assure de son vrai besoin tout en se concentrant sur un textile ou un accessoire de qualité, durable et écoconçu.

En somme, la slow fashion pourrait se résumer ainsi : « consommer moins, mais mieux. »

 

Les piliers de la slow fashion

La tendance de la slow fashion repose sur des bases solides qui ont pour objectif d’être pérennes. Voici les piliers sur lesquels repose ce mouvement durable et qualitatif. 

Un engagement de marques éthiques

Pour redonner de la valeur au vêtement et surtout à notre acte d’achat, il est essentiel de garantir une qualité de vêtements. Ainsi, chaque aspect de la confection d’un vêtement doit être qualitatif. La démarche se veut humaine avant tout, dans le respect des intervenants de la chaine de valeurs et des consommateurs. C’est aussi une démarche environnementale puisque les marques qui jouent le jeu s’engagent à réduire leur empreinte écologique.

Des méthodes de productions différentes

Avec la slow fashion, les productions de masse sont interdites, on mise désormais sur production moins intensive, plus durable. Dès lors, les petites quantités sont privilégiées et certaines marques éthiques proposent leurs collections en précommande ou encore en co-création. Grâce à la slow fashion, les entreprises maitrisent mieux leurs coûts et limitent leur empreinte écologique.

Surveiller les lieux de production

Les lieux de production sont très importants dans le processus de fabrication en slow fashion. Ainsi, on va désormais se concentrer sur le local avec le made in France ou, au mieux, le made in Europe. Ces lieux de production permettent de réduire l’empreinte environnementale, mais aussi d’assurer des conditions de travail décentes tout en dynamisant l’économie locale, hexagonale ou européenne. C’est l’occasion de perpétuer et faire connaître des savoir-faire artisanaux.

Le choix des matières

Finies les matières qui consomment outrageusement de l’eau et les richesses du sol ! Avec la slow fashion, on utilise des matières naturelles comme le coton bio, le chanvre ou le lin. Certaines matières artificielles comme le micromodal (bois de hêtre), le tencel (bois d’eucalyptus) ou encore des matières recyclées sont bien sûr intégrées dans la confection. Chaque matière dans ce nouveau mode de fabrication est choisie en raison de ses qualités intrinsèques et de son impact sur l’environnement.

Des labels conformes

Enfin, la slow fashion met en avant des teintes et des cycles de transformation qui sont plus respectueux de l’environnement et de la santé de l’homme i fine. Certains labels permettent de vous assurer qu’un vêtement est conçu dans ces conditions : Oeko-Tex, GOTS, etc. Ces labels permettent de confirmer l’absence de produits indésirables comme les phtalates, les pesticides, les métaux lourds, les colorants cancérigènes, etc.

Adopter le bon comportement

Finalement, la slow fashion, c’est aussi une affaire de responsabilité de chacun. C’est pourquoi vous pouvez en tant que consommateur ajouter votre pierre à l’édifice vertueux de ce mouvement.

Comment ?

  • En privilégiant la qualité à la quantité ;
  • En achetant des pièces textiles utiles dans lesquels vous vous sentez bien ;
  • En diminuant les lavages inutiles (et en sélectionnant la bonne température de lavage en se référant à l’étiquette) ;
  • En prenant soin de vos vêtements ;
  • En pensant au réflexe de l’upcycling au lieu de jeter définitivement le vêtement en question ;
  • En chinant, en revendant, en pensant au marché de la seconde main.

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