La Fête de la musique !

Publié le 19/06/2018

  • 0

Aujourd’hui, la Fête de la musique est devenue un événement régulier. Chaque année, aux alentours du 21 juin, d’où qu’elle provienne, la culture musicale descend dans la rue.
Rock, pop, rap, hip-hop, musiques urbaines, techno, chorale, musiques du monde, il y en a pour tous les goûts. Découvrons ensemble un peu plus sur un phénomène non seulement français, mais international.

Naissance de la Fête de la musique


Réfléchir le paysage musical français

Tout commença en octobre 1981 quand Jack Lang, alors ministre de la Culture sous François Mitterrand, décide de nommer M. Maurice Fleuret en tant que directeur de la musique et de la danse.
Dès lors, celui-ci réfléchit à la pratique musicale et vient poser les fondements d’un nouveau concept : la Fête de la musique.

Le souhait le plus cher de Maurice Fleuret est que toutes les musiques se rentrent, quel que soit le genre et quelle que soit son origine.


Réunir toutes les musiques

Une enquête sur les différentes pratiques culturelles est alors menée par le ministère de la Culture. Celle-ci révèle que près de 5 millions de personnes, soit à l’époque 1 jeune sur 2, jouent d’un instrument de musique.

C’est à la lumière de cette enquête que Jack Lang, Maurice Fleuret et Christian Dupavillon, scénographe, se rendent compte que le paysage musical hexagonal est à découvrir.
Ils vont alors imaginer une immense manifestation populaire afin que tous les musiciens de France s’expriment librement.


Une préparation dans la hâte

Les préparatifs se font dans l’urgence, les principaux acteurs de la vie sociale, musicale et politique sont prévenus rapidement, des affiches sont placardées dans les rues.
Jusque-là, c’est un véritable pari, car nul ne sait si l’on répondra à l’appel.

La première Fête de la musique voit ainsi le jour le 21 juin 1982, le jour du solstice d’été, le jour le plus long de l’année.
C’est une fête gigantesque 100 % gratuite, ouverte à toutes les musiques pour tous les Français.

Le résultat transcende les attentes. En effet, des milliers d’actions et de micro-événements musicaux fleurissent dans toute la France. Des musiciens de tous genres s’installent partout dans les espaces publics (gare, parcs, jardins, cours, squares, etc.).
Des milliers de personnes de badauds descendent dans la rue jusque très tard dans la nuit dans une ambiance très bon enfant.

La Fête de la musique et une totale réussite.


Un modèle qui s’exporte

Cette réunion de musiciens à la fois professionnels et amateurs séduit instantanément. On (re) découvre certains genres musicaux, que l’on soit enclin à écouter du rock, du blues, des chansons traditionnelles, des musiques plus abstraites, etc.

La Fête de la musique commence alors à s’exporter dès 1985, à l’occasion cette année-là de « l’Année européenne de la musique ».
En moins de 10 ans, cet événement est repris dans 80 pays sur les 5 continents.
En effet, à Budapest en 1997, une charte est signée pour s’ouvrir à tous les partenaires internationaux qui désirent s’associer à la Fête de la musique. Toutefois, une seule condition est requise : l’événement doit demeurer gratuit pour tous et la musique doit être diversifiée et jouée en public.

L’événement devient international au point qu’un site Web et un « European Day of Music » voient le jour afin de promouvoir la Fête à très grande échelle.
Au-delà de nos frontières, cet événement est maintenant connu sous le nom de « Make Music Day ».

Un véritable phénomène de société et un succès international avec une participation de 120 pays pour la Fête de la musique.

Article publié dans : Les articles à la une, Un peu d'histoire

Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire